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    Modifié 17 Nov. 2015

    Porte Narbonnaise

    La Porte Narbonnaise est l’ensemble le plus important de cette période : les deux énormes tours ont une forme en éperon. Une chaîne en gênait l’entrée. Assommoirs et herses se succédaient en un double dispositif de fermeture.

    Après le faux pont-levis de la fin du XIXème siècle qui enjambe des douves sèches, la porte dite « Porte Narbonnaise » est défendue par la Barbacane Saint-Louis.

    Cette porte était autrefois appelée Porte de Pressan. Deux tours à bec et un appareil à bossage témoignent de l’époque de Philippe le Hardi et des dernières constructions qui renforcent la ville. Reliées à l’étage par une grande salle de garde, les tours conservent dans leurs salles basses défendues par des meurtrières en forme de bêche, typiques de cette époque, le nécessaire pour tenir un siège. La tour nord comprend une profonde citerne tandis que celle du midi est dotée d’une cave pouvant conserver de la viande salée. La porte ogivée qui permet d’entrer dans la ville avec des chariots est défendue par un système de herses et de mâchicoulis. La nuit, une chaîne tendue, barre la rue. Une vierge du XIVème siècle mutilée pendant la Révolution, est placée dans une niche au-dessus de l’entrée de la plus importante porte de la Cité

    Claude Marquié « le patrimoine des communes de la Méridienne Verte » - Editions Flohic.